le golf n'est pas un long fleuve tranquille

Publié le par yvon averous

            Le golf est un long apprentissage, où l’on passe par différentes phases, plus ou moins longues. Pour ma part, j’en suis pour l’instant à trois étapes et la dernière, qui en est à son épilogue, du moins je l’espère, a été la plus pénible à vivre.

            Tout d’abord, il faut que je vous expose ma façon d’appréhender le golf. Je n’aime pas spécialement prendre des leçons. Je ne remets pas en cause les qualités indéniables des pros, mais les conseils sont trop académiques et ne s’appliquent pas toujours positivement à votre swing. A mon humble avis, si l’on veut être aidé par un pro pour améliorer  son swing, il faut prendre plusieurs leçons et de façon régulière afin de travailler efficacement. Je pense aussi qu’il faut ressentir un certain feeling avec son pro, être sur la même longueur d’ondes. Me concernant, je n’ai pas trouvé la perle rare et de plus je n’ai pas les moyens financiers pour me lancer dans cette démarche. Donc pour le moment, je me contente d’évoluer en autodidacte. Cela nécessite quelques qualités. En premier lieu, je lis beaucoup de revues spécialisées, notamment golf digest, très riches en enseignements techniques et je suis très observateur. J’agis beaucoup par mimétisme.

            A la base, la gestuelle du swing de golf était pour moi assez naturelle et la progression initiale a été assez rapide. Au bout de 1an1/2, mon index était aux alentours de 20. Tout n’était pas parfait, loin de là, mais mes frappes était consistantes et puissantes. Mon gros défaut, était un slice récurent, surtout sur les bois et les longs fers. La principale cause était un swing inversé avec le poids du corps qui restait trop sur ma jambe gauche, entraînant une bascule du bassin et un finish, le corps en arrière. Résultat : des balles qui partent irrésistiblement à droite en décrivant une très belle courbe ( c’est ironique).

Pour résoudre cette maladie ( le slice est le cancer du golfeur ), j’ai tapé des milliers de balles avec un stance très court, à la limite du « pied-joint », parfois avec l’aide d’un saut de balle entre les genoux, afin de stabiliser au maximum mon bassin et pour transférer le poids du corps, durant la montée ( back swing) vers la droite. Ce travail a été bénéfique.

            Il m’a permis de passer une année golfique riche en birdies et en carte de moins de 90. J’ai gagné quelques compétitions dans mon club et mon index est descendu à 16.9. Quand j’y repense quelle belle année ! Les beaux coups de départ à plus de 200 mètres, les greens en régulation, bon, le putting était perfectible, mais j’éprouvais beaucoup de plaisir sur un parcours et je jouais en confiance.

            Et là, en pleine ascension dans mon golf, j’ai été foudroyé par la socket. Si ce terme n’évoque rien pour vous, passez votre chemin et soyez bénis.

            Pour ceux qui ont la malchance de connaître ce terme, je suis de tout cœur avec vous.

On ne peut pas ressentir plus de honte et de frustration que quand cette maudite balle est contactée 9 fois sur 10 avec le talon du club, avec les conséquences que l’on imagine. J’ai tout lu sur les sockets et tout essayé pour m’en guérir. Cela fait 6 mois que j’en souffre, j’ai même failli abandonner le golf et m’avouer vaincu par la socket. Mon swing n’était pas trop intérieur-extérieur, ni l’inverse. Mon poids du corps n’était pas trop sur la pointe des pieds. Bref, je n’y comprenais rien, j’étais dans un tunnel sans fin et je n’apercevais aucune lumière.

            Et depuis peu, il semblerait qu’une modification de mon grip soit salutaire. Pas tant dans la position de mes mains mais plutôt une subtilité au niveau de ma main gauche. A priori je serrais trop avec mes doigts et je n’avais quasiment aucun contact avec la paume de main, ce qui expliquerait une usure prématurée du gant à ce niveau. J’emploie le conditionnel car je ne suis sûr de rien, je suis encore convalescent, la confiance n’est pas encore revenue mais l’espoir est là, et c’est, pour l’instant, suffisant à mon bonheur.

            C’est le lot de chaque golfeur, cette progression en phases successives  qu’il faut surmonter et qui éprouve notre passion pour ce sport, et à chaque difficulté rencontrée on en ressort plus fort.

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pascal 14/01/2010 21:57


bonsoir 
moi aussi j'ai des gros pb ;balles a droites a l'equerre mais ce n'est pas pour cela que l'on parle de soquette. 
je suis 9 en 7 ans de golf ,j'etais 11 en 3 ans .... prendre des cours c'est primordial mais pas des 10 heures pour resoudre 1 tel pb il faut changer de pro dans ce cas .
c'est le golf rien de jamais acquis , moi ma solution , face a 1 pb il faut avoir une 2em technique pour jouer 1 coup different en phase de crise ,la soquette c'est a 20 ou 30 m ou 15 , 1 coup
roulé au rescue au fer 5 et la plus de pb .......... en sus plus efficace 
 


Christophe 15/11/2009 16:27


Je suis au même point que toi sauf que mon pro me dit que ce n'est pas une socket, j'ai pris 10 heures de cours et rien, drive nikel, petit jeu extra en entre ....la honte. je cherche. il faut que
je trouve un autre pro.

cordialement


emmanuel 17/06/2008 10:33

je suis dans une situation équivalente a la votre, jai débuté le golf au mois d'aout 2008, une leçon puis beaucoup d'apprentissage sur interent + revues. il y aun mois je jouais régulierment 18/20, avec des coups solides, des driver en moyenne a 220 metres, très peu dans le décors et depuis deux semaines , plus rien ne va, ni driver ni rescue avec les quels j'étais performant, et surtout est apparue, cette chose qui me rend fou : la sock...perte totale de confiance, la peur au ventre a chaque coup, reprise a zero des bases , grip, backswing, downswing etc, et rien ni fait, il semblerait et cela je vais vite le travailler sur le practice, que mes mains sont a l'impact plus eloignées qu'a ladresse, est ce la bonne raison je ne sais pas et surtout commment travailler ce probleme, faut il se forcera garder son bras droit en contact avec le corps tout au long du swing : help